Miriam Habtai : Le Cyclisme pour l’Érythréen est comme un « Pain »
Miriam Habtai, Chef de la délégation Érythréenne et chef de jury de la Fédération érythréenne de Cyclisme (première dame à occuper ce poste), nous a emmené dans l’univers du Cyclisme Érythréen. Première Nation de cyclisme en Afrique, c’est un pays de plus de 1200 cyclistes licenciés.
Selon Miriam Habtai, le vélo n’est pas seulement un sport mécanique, c’est utilisé au quotidien dans le transport. De l’école à la maison , du travail à la maison et autres.
Après l’indépendance de 1991, la Fédération érythréenne a commencé à travailler très bien pour l’essor de la Petite Reine dans le pays. Chaque Dimanche, il y a une course en Erythrée. La Fédération a un calendrier qui est bien suivi. C’est ce qui a permis de détecter Biniam Girmay et Daniel Teklehaimanot. « La ligne de la Fédération est de produire assez de coureurs de qualité et de bon niveau dont l’Afrique et le monde doivent être fière », a-t-elle fait savoir
Chaque année, beaucoup de coureurs en provenance de l’Érythrée sortent pour l’Europe et l’Asie. Malgré cela, au plan local, la passion fait que » l’argent n’est pas le premier souci des coureurs, mais le titre et l’honneur d’abord, vient après la gloire », a-t-elle rappelé. Tous les coureurs enregistrés qui sont avec les clubs pro sont payés au moins 200 $ le mois. Ce qui fait que le cycliste peut bien vivre de son art. Les compétitions locales majeures peuvent procurer aux vainqueurs des gains dans la fourchette de 625 $ à 1200 $.

Que retenir des coureurs sur le Tour du Bénin ?
La majorité des coureurs que nous avons sur le Tour du Bénin sont à leur première expérience sur un tour international. Sur les six coureurs, aucun cycliste professionnel. Nathan Medhanie est le coureur le plus expérimenté du groupe. Deux coureurs Keven Teklemariam, Yafiet Mulgheta vont au terme du Tour Bénin prendre la direction du Centre Mondial de Cyclisme en Suisse, nous confié Miriam Habtai.
Revenant à ce que représente le cyclisme au plan local ? « Le cyclisme pour l’Érythréen est comme un « Pain », c’est une culture pour nous. Le cyclisme est dans l’ADN de chaque érythréen », a répondu la Chef délégation du pays de Biniam Girmay.
Nous sommes ici pour gagner
Je tiens à remercier le président de la Fédération béninoise de cyclisme pour l’accueil. Il nous a fait nous sentir comme chez nous. Nous sommes ici pour gagner. Et aussi parce que le Tour du Bénin est un Tour Classé 2.2 UCI et nous voulons faire partir de son histoire.
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