Trois jours après les élections générales, le Gabon est toujours dans l’attente des résultats, et le pays vit dans la peur constante. Au soir du scrutin l’internet a été coupé et un couvre-feu instauré par le gouvernement qui parle de mesures préventives.
Mais ce mardi, Francky Meba Ondo, vice-président de REAGIR, a été arrêté. Pour ses pairs de l’opposition « C’est une interpellation arbitraire », selon le président François Ndong Obiang. A en croire le parti d’opposition, il a été emmené au B2, le siège des renseignements militaires à Libreville. « C’est une interpellation arbitraire. Aucun motif n’a été donné », a déclaré le président du mouvement, François Ndong Obiang.
La coalition d’opposition Alternance 2023 revendique d’ores et déjà sa victoire avant de parler de fraudes. Plusieurs médias dont RFI, France 24 et TV5 ont été suspendus par le pouvoir au soir du 27 août.
Le Centre gabonais des élections (CGE), continue de faire les compilations alors que la tension politique monte peu à peu sur le terrain. Non loin du siège du parti REAGIR qui est le quartier général des opposants, il y a eu un redéploiement des forces de l’ordre et autour du domicile de certains opposants comme Alexandre Barro Chambrier depuis dimanche dernier.
Près du domicile d’Albert Ondo Ossa, candidat unique de la plateforme, les militaires sont également positionnés. « C’est de l’intimidation et aussi une tentative pour créer un incident qui justifiera une répression. On a demandé aux gens d’ignorer ça et de vivre normalement », a confié un responsable politique cité par RFI. Lire le reste ici
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